EXPOSITIONS OUVERTES OU À VENIR
- Juliette Drouet (1806-2006). Paris, Maison de Victor Hugo,
du 1er décembre 2006 au
4 mars 2007. Prolongation
jusqu'au 18 mars 2007. Avec quelques mois de retard la maison de
Victor Hugo rend un hommage poétique à Juliette
Drouet pour célébrer le bicentenaire de sa
naissance (10 avril 1806). « En sept séquences
se déroule le fil de sa vie, de sa jeunesse
orpheline à ses premières amours, de sa carrière
de modèle pour Pradier premier Pygmalion et
père de sa fille unique à ses débuts au
théâtre, de sa rencontre avec Hugo en 1833 pour la
création de Lucrèce Borgia à la
révélation du grand Amour. Cinquante ans de passion
et quelque vingt mille lettres d'amour, dont les plus
belles sont ici présentées, donnent à Mlle
Juliette son plus beau rôle. Refusant la seule
illustration biographique, l'exposition tisse un
réseau de correspondances entre lettres ou récits
de Juliette Drouet et de Victor Hugo, poèmes,
tableaux, dessins ou objets d'art pour donner aux
incarnations de celle qui fut tour à tour la muse,
"la prisonnière", "la proscrite du
dévouement" et le dernier ange du foyer. Jeux
de reflets et de résonances, ce subtil mariage de l'écriture
et des arts invoque les aléas d'une passion
inséparable des enjeux du romantisme et des
contradictions du siècle. » Gérard Pouchain,
commissaire scientifique de l'exposition, est l'auteur,
avec Robert Sabourin, de Juliette Drouet ou « la
dépaysée » (Fayard, 1992). Rappelons qu'on
peut suivre en détail l'histoire des relations de
Juliette avec Pradier à travers les trois premiers
tomes de la Correspondance du sculpteur (Librairie Droz, 1984-). Télécharger le
communiqué de presse de l'exposition au format pdf (107
ko).
- Le
voyage en Italie de Jules Cloquet. Exposition virtuelle d'un
carnet de notes inédit du chirurgien
Jules Cloquet (1790-1883),
relatant au jour le jour son voyage en Italie d'avril
à juin 1837.
Les historiens d'art s'attarderont avec intérêt sur
les descriptions des musées, monuments et ateliers (dont
ceux de Bartolini à Florence et de Thorvaldsen à
Rome) visités par Cloquet. De nombreux dessins (228
exactement) illustrent le récit et sont tous
reproduits. Fils d'un professeur de dessin, Jules
Cloquet a commencé ses études de médecine à Rouen
où il a suivi l'enseignement du père de Gustave
Flaubert. Il a été par la suite le professeur du
frère aîné de Gustave, Achille, qu'il a emmené en
Écosse en 1835, avant que Gustave ne lui soit
confié pour son voyage en Pyrénées et en Corse,
pendant l'été 1840. Ayant épousé en premières
noces une cousine de Louise Pradier, Juliette
Lebreton, il était lié avec James Pradier, qui
décora de fresques et de sculptures sa villa de
Lamalgue, près de Toulon (voir la Correspondance
de Pradier, t. III, p. 84, note 9).
La transcription intégrale du manuscrit est
accompagnée d'un fac-similé numérisé, de
nombreuses notes, d'index, de cartes et de plans
ainsi que d'une biographie et d'une bibliographie de
Cloquet. L'excellente qualité de cette présentation
pourrait servir de modèle à la publication en ligne
d'autres inédits du même genre. On songe, par
exemple, aux Cahiers des enfants de John
Pradier dans lesquels, soit dit en passant, Jules
Cloquet se rencontre à de nombreuses reprises.
- Le
Néoclassicisme en France. Minneapolis, Dallas, France
(dates non encore annoncées).
Le
projet d'exposition se propose d'explorer à travers
les collections des musées FRAME « la création
artistique durant les dernières décennies de l'Ancien
Régime jusqu'au lendemain de l'Empire. La richesse
et la variété des fonds considérés, souvent
méconnus d'un large public, permettent de jeter un
regard nouveau sur un des courants majeurs de la
création européenne, rarement montré dans son
ensemble si lon excepte les hommages rendus à
des personnalités isolées à loccasion
dexpositions ou par le biais dimposantes
monographies. Une section majeure sera consacrée à
la peinture dhistoire - sommet de la
hiérarchie académique - qui connaît alors de
profonds bouleversements grâce notamment à
lesprit réformateur du surintendant des
Bâtiments,le comte dAngiviller. Se dessinent
peu à peu les contours dune peinture à haute
portée morale (exempla virtutis), fortement marquée
par lAntiquité et la leçon des grands
maîtres (...). L'exposition présentera une
soixantaine de tableaux, quelques sculptures et
plusieurs dizaines de dessins souvent inédits ou
rarement montrés. » Parmi les peintres exposés qui
ont influencé Pradier, le baron Gérard sera
représenté par plusieurs tableaux, dont Flore
caressée par Zéphyr (ci-contre). Commissaire:
Michel Hilaire, Directeur du musée Fabre,
Montpellier.
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